Pourquoi les approches conventionnelles ne suffisent pas toujours?

Photo de Morgan Basham pour Unsplash

Tous les gestionnaires le savent : choisir est un risque, même pour une activité, en apparence anodine, mais les dernières données semblent s’accorder sur le fait qu’en ressources humaines, ne pas choisir est souvent un choix encore plus coûteux.

Et, selon la Commission de la santé mentale du Canada ainsi que le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, le statu quo coûte 20 milliards de dollars par année, sur ce territoire, seulement suite aux conséquences des problèmes psychologiques liés au milieu de travail. Voilà donc un état de fait que les entreprises n’ont plus le luxe de tolérer; mais répondre à la demande ne suffit pas, puisque les statistiques canadiennes en arrivent également à la conclusion que le travail est l’élément le plus stressant du quotidien de près de la moitié (47%) des Canadiens.

Certaines balises ou formes de soutien voient le jour à certains endroits comme la création du programme Je ne me reconnais pas, aidant les employés à se mettre à l’écoute de leur pairs pour les inciter à demander de l’aide, s’ils commencent à manifester des signes de détresse, et leur suggérer de faire appel à leur gestionnaire ou directement à leur programme d’aide aux employés (PAE), associés aux régimes d’assurances, qui peut intervenir de façon individuelle et confidentielle. Pourtant, si les solutions proposées actuellement se concentrent davantage sur les individus, rien n’indique que ces problématiques soient vécues sans toucher l’entourage.

Au contraire,  les psychologues spécialisés en ressources humaines évoquent ouvertement un effet de contagion qui pourrait faire qu’une attitude agressive ou même passive-agressive puisse finir par toucher l’ensemble de l’équipe de travail. D’après de récentes données québécoises, ces programmes individuels seraient loin de contribuer à l’identification à des valeurs communes soutenant l’engagement professionnel, particulièrement chez les personnes pour qui les relations humaines devraient être au cœur même des préoccupations professionnelles.