Crédit photo: Exposimage

Note de l’éditrice:

4.5/5

Description

Pas moins de 70 bâtiments de la belle province, datant des années 1800 et 1900, ont été relocalisés, pour se retrouver au Village québécois d’antan, dont une bonne cinquantaine peuvent être découverts, au moins partiellement, de l’intérieur, en compagnie d’animateurs.

De menus objets d’époque viennent aussi agrémenter les salles, ou encore offrir un aperçu des outillages du temps, pour les différents métiers artisanaux. En plus des bâtiments ayant préservé leur usage premier, le village comprend une chapelle, une mini-ferme, une exposition de machineries agricoles anciennes et cinq mini-musées : l’un rappelant l’histoire de Louis Cyr, un autre exposant d’anciens vêtements, un où sont rassemblés des instruments de musique d’époque, un autre pour les lampes à l’huile et, enfin un regroupant des générations d’appareils photo précédant l’ère des selfies et d’Instagram.

Mais le cœur de l’action se passe plutôt dans chaque maison et commerce, où des résidents et travailleurs racontent le déroulement de leur quotidien. Il ne s’agit point là de récits linéaires, puisque tous ces ressortissants de l’histoire parlent à la première personne, en interagissant avec le public. D’autres personnages égayent les rues de leur bonne humeur ou encore de leurs talents musicaux. Une version romancée de l’histoire? Par tout à fait, puisque plusieurs métiers ou personnages ont visiblement fait l’objet d’une recherche rigoureuse.

Toutefois, certains aspects ont assurément été adaptés au confort des citoyens du 21e siècle. Parmi ces éléments anachroniques, les plus populaires auprès des familles semblent être la grande aire de jeux d’eau ainsi que le train électrique. D’autres points d’intérêt à saveur historique, comme le tour de calèche, les animaux de la ferme et les enquêtes policières, visent également plus spécifiquement la clientèle familiale. Mais l’animation est encore plus poussée pour les enfants inscrits à la colonie de vacances ou au camp de jour, qui se retrouvent costumés, du matin au soir, de la tête au pied, et peuvent directement mettre leurs petites mains à la pâte, pour mieux explorer les différents métiers d’époque.

Les adultes qui ont fait le plein de notions historiques peuvent aussi se laisser tenter à la dépense par les petites échoppes intégrées ça et là aux bâtiments ancestraux : photos, gourmandises, galerie d’art, souvenirs, dont des chandelles et des beignes faits sur place. Ces envies de se gâter à l’ancienne peuvent aussi alimenter le désir de revenir dans le temps des fêtes, pour le Village Illuminé, où le Père Noël et les marchands de Noël sont attendus en grande pompe, ou encore pour le Village sucré du printemps où, bien entendu, un menu de cabane à sucre est à l’honneur.

Mais attention, l’avènement de ces deux derniers villages, de même que le Village hanté, en automne, ne dure que quelques jours par année : un suivi presque religieux du calendrier du Village demeure donc de mise.

Mots clés : Village, événement historique, antiquité, rallye, musée

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Critique

Le Village s’est avant tout fait connaître pour sa vocation familiale. Il va sans dire que l’objectif a été atteint, à voir les enfants courir avec enthousiasme d’une maison à l’autre, à la recherche d’indices pour résoudre leur petite intrigue policière… avant que les jets d’eau offrent la récompense ultime de leur journée.

Mais qu’en est-il des clientèles adultes? Les plus âgés se disent attirés par l’occasion d’y éveiller quelques souvenirs d’enfance. L’expérience de la journée tend aussi à démontrer que, même auprès des adultes pour qui tous ces détails n’évoquent plus grand-chose, ces leçons d’histoire recèlent des moments de pur plaisir. Bien sûr, ces vieux bâtiments résidentiels et commerciaux sont bien jolis. Toutefois, l’intérêt renouvelé qu’ils suscitent, une fois passé le vingtième ou le trentième d’entre eux, tient avant tout à la qualité remarquable de l’animation.

Le degré d’aisance pour l’improvisation peut varier sensiblement d’une maison à l’autre. Mais, de manière générale, la façon dont ces acteurs parviennent à manier les notions d’histoire, sans quitter d’un cran leur personnage, même confrontés aux questions et réactions des bizarro-contemporains que nous sommes, mérite une bonne main d’applaudissement. La finesse de chacun pour y mêler les ragots du village, tout en demeurant cohérents, ensemble, dans leurs menteries, rajoute un côté spectaculaire à l’aventure. De plus, le défi, assez audacieux merci, d’intégrer les petits campeurs déguisés au décor est particulièrement bien relevé. Cela renchérit l’impression des visiteurs d’un jour de traverser une époque où l’on joue et où l’on grandit.

Sans doute, cependant, les gens des années 1900 auraient été beaucoup trop fiers pour laisser paraître quelques toiles d’araignées au plafond à la peinture écaillée. On s’étonne aussi de ne trouver qu’une seule ferme pour tout un village, alors qu’autant de machinerie agricole arpente le long des chemins. Mais l’ambiance des demeures et des rues parvient à faire passer l’éponge sur le fait que les administrateurs du village ont visiblement choisi de consacrer plus d’énergie et de frais à l’animation qu’à la restauration immobilière.

Et même si quelques parents croisés semblaient trimer dur avec les poussettes sur les chemins de sable et aux paliers des domiciles, ceux-ci rapportent chercher chaque année à convaincre leurs enfants ou leurs petits enfants de les accompagner ici. Ils y reviennent même pour le temps des sucres, avec le Village sucré, et dans le temps de Noël, pour le Village illuminé, mais admettent toutefois que leur préférence continue de se porter sur la saison estivale, où un plus grand nombre de maisons sont ouvertes aux visites.

Bien sûr, il faut être prêt à jouer le jeu : ceux pour qui immersion rime avec émotions fortes risquent de demeurer sur leur faim, jusqu’à la saison du Village Hanté. Les autres y trouveront néanmoins un emplacement enchanteur, entouré de boisés, avec une charmante terrasse, surplombant la rivière Saint-François, dont le murmure se mêle souvent aux notes d’un violoneux ou d’une violoneuse. Le plaisir atemporel de goûter un petit beigne maison en observant les flots a alors de bonnes chances de marquer les esprits.

Rien n’oblige toutefois à aller chercher tout son menu à la cafétéria pour savourer le temps qui passe, celle-ci étant demeurée assez conventionnelle. D’autre part, de belles tables de pique-nique et autres petits services d’appoint contribuent à faire la vie douce aux familles. Et la façon dont ils sont intégrés, notamment grâce à un usage judicieux des boisés, évite les frictions trop brutales entre le passé et l’aire contemporaine.

Rendus là, il ne faut qu’un bien léger coup de pouce, et un tour de carriole, peut-être, pour se laisser entraîner dans le dépaysement.

Marie-Hélène Proulx, fondatrice

Merci à Nadine,
ma complice depuis l’enfance,
pour ce beau moment!

 

Détails:

3 ans et plus (suggéré), journée, 28, 48$ ou 48,92$ (avec repas)

Attention

Attention

Horaire très variable et contenu variable selon la saison. Vérifier sur le site web

- de 4 joueurs

- de 4 joueurs

Aire de repas

Aire de repas

facile

facile

Famille (0 à 10 ans)

Famille (0 à 10 ans)

Fêtes d’enfants ou d'adultes

Fêtes d’enfants ou d'adultes

Permis d'alcool

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Réductions pour les jeunes

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Salle de conférence

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La qualité de l’accueil
L’originalité
L’expertise de l’équipe
L’adaptation aux différentes clientèles
Aspect, confort et propreté des lieux
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Nadine 1 août 2018 12 h 47 min
La qualité de l’accueil
L’originalité
L’expertise de l’équipe
L’adaptation aux différentes clientèles
Aspect, confort et propreté des lieux

Une belle activité à faire en famille.
Les acteurs sont vraiment passionnés. Si vous les questionnez
un peu sur leur vie, ils se feront un plaisir de vous la raconter !