Crédits photos: Nadine Sicotte

Note de l’éditrice: 3,5/5

Description

Mêler l’histoire des illustres chocolatiers de monde entier à celle de Ricardo et des vedettes fétiches de notre petit écran, une douce façon de faire fondre nos dernières résistances à visiter le Musée Grévin? Voici l’idée proposée par le roi des Chocolats favoris.

L’art de traverser le temps

Seriez-vous prêts à passer à la douche, pour vous immerger dans un scénario?

En plus de reproduire des personnages, ce musée ouvre un de ses ateliers au public, permettant ainsi de constater que, si de créer un corps de toutes pièces est une tâche fastidieuse, la cire, elle, est une matière infiniment malléable. Mais un musée qui mise sur une telle base de travail en devient-il mieux placé pour se réinventer? Remodeler sa formule ou continuer de miser sur les mêmes figures de proue : telle est la question.

Bien sûr, avec l’évolution du vedettariat d’ici et d’ailleurs, le musée se doit d’ajouter, chaque année, quelques grands noms et quelques jolies formes à son palmarès 200 personnalités. Les derniers en lice? Nul autre que notre Ricardo local et notre joli premier ministre canadien, fort ressemblants d’ailleurs, à ce qu’ils sont aujourd’hui. Car, il faut le souligner : même si le musée renferme entre ses murs quelques icônes de la beauté féminine et du romantisme masculin, ayant connu leurs heures de gloire au moment d’entrer dans la vie adulte, comme Angélina Jolie ou Leonardo DiCaprio, les artisans du musée veillent à leur ajouter tout ce qu’il faut de rides et de bourrelets pour leur permettre de vieillir avec leur temps.

Mais la beauté plastique n’est pas la seule à figurer à ce musée de cire : des génies de la science comme Einstein, du cinéma comme Hitchcock, de la chanson comme John Lennon, et même le très saint Gandhi et le méchant Hitler y trouvent droit de cité. Dans cet univers de personnalités disparates, le succès ne tient pas tant à l’harmonisation des univers qu’à la ressemblance avec les originaux… avec plusieurs réussites et quelques ratés en cours de route.

Un détour, bien entamé, du côté de l’enfance

L’estomac d’Alice n’a qu’à bien se tenir

En ce sens, les salles plus récentes, consacrées à des personnages de contes ou de bandes dessinées étonnent : en effet, comment reproduire, trait pour trait, un « Ti-Guy-La-Lune », version La Guerre des Tuques en 3D? La réponse est pour le moins étonnante : en passant du 3D au 5D, avec un super bolide de réalité virtuelle (VR), qui nous propulse dans une descente de traineau pour le moins épique. Démonstration faite : avec un casque de VR sur la tête, les personnages de fiction pour enfants sont capables de générer des vertiges bien réels chez les grands.

La nouvelle salle Univers Choco à deux pas du Petit Prince et de la Guerre des Tuques démontre un revirement encore plus marqué vers la pure fantaisie. Créé en collaboration avec Les Chocolats favoris, cet univers se compose d’un mélange entre l’aspect sucré d’Hansel et Gretel, d’un soupçon d’angoisse de Charlie à la Chocolaterie, d’une touche de la folie d’Alice au Pays des merveilles, en passant ensuite par les décors des pays des grands chocolatiers.

Après le succès de la Guerre des Tuques, cette salle se détourne donc encore plus drastiquement de la clientèle des grands amateurs de selfie et des nostalgiques, en quête d’un dernier cliché de Maurice Richard, pour se tourner vers… les amateurs de selfies de moins de 12 ans. Des jeux, dispersés un peu partout, et une glissoire, digne des aires de jeu de restaurant-minute, en témoignent. Des sucettes géantes et autres merveilles et éléments typiques des allégories sucrées, des casteliers, des costumes et des chapeaux démesurés, plus rigolos les uns que les autres, pour les accros des déguisements de toutes tailles, complètent ce tableau.

Pour les plus grands, l’étincelle du plaisir semble surtout s’allumer au moment d’enrober leur poupon dans un de ces costumes colorés, le temps d’un clic, même si le principal sujet de l’image n’est pas toujours en âge d’y comprendre grand-chose…

Mots-clés : Musée, personnage historique

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Critique de Marie-Hélène

La constitution de cet Univers choco constitue un revirement d’autant plus étonnant que, hors de cette pièce consacrée au sucre coloré, la contribution des scénographes de Grévin demeure souvent discrète.

Personnages cherchent décors…

Croyez-le ou non, ce Dominic Brown est en chair et en os!

La projection Palais des saisons, un court et incontournable prologue à la visite, créé par Moment Factory, semble ouvrir la porte à ces atmosphères plus éclatées. Mais finalement, le royaume du Grévin en demeure un où règnent avant tout les personnalités publiques de cire et leurs artisans. Un simple four à côté de Ricardo, des graffitis autour d’Einstein ainsi que l’absence de décor autour de d’Élisabeth II démontrent que ce n’est pas la priorité. Tant pis pour l’immersion.

Quelques belles exceptions attirent toutefois davantage le regard, comme un mini aréna pour les vétérans du hockey, et, surtout, la salle des grands explorateurs. Là-bas, non loin des tentes de peaux des Amérindiens, nos pas font craquer le pont de bois et une brise fait vibrer les voiles.

Puisque les autochtones de l’hémisphère Sud ont grandement contribué à l’émergence de notre culture chocolatée, n’auraient-ils pas mérité d’y figurer? Et pourquoi pas aussi, quelques reproductions de magnats du chocolat ou, au moins du proprio des Chocolats Favoris, dont le nom sonne trop juste pour être vrai : Dominic Brown? Eh bien, croyez-le ou non, on ne retrouve pas dans cette salle une seule âme de cire qui vive. Il semble que, pour cette exposition temporaire ou pour cette clientèle, ce type de travail minutieux de création n’en ait pas valu la chandelle.

D’abord, nourrir l’imagination

Un aller direct vers le souvenir de l’Usine Wonka

Il faut toutefois admettre que le musée a fait ses devoirs pour que la salle se transforme en pur coup publicitaire pour les Chocolat favoris et monsieur Brown, comme le fit le fameux chocolatier Willy Wonka, dont l’usine mystérieuse semble avoir fortement inspiré ce décor. On y trouve plusieurs affichettes remplies d’anecdotes enrichissantes. Un jeu-questionnaire a même été concocté. Les adultes désireux de nourrir la curiosité de leurs enfants devraient donc y trouver satisfaction, durant la vingtaine de minutes, tout au plus, que l’on y consacre.

Vouloir empêcher les enfants de courir à travers cette salle muséale serait bien inutile, d’autant plus que tout y est fait pour être touché. Mais, rassurez-vous, les enfants ne seront pas portés à se lancer à tort et à travers à cause d’une overdose de sucre. L’expérience des lieux ne repose pas sur le palais. Par souci de s’éviter quelques sources d’allergie sans doute, on retrouve à peine plus de chocolat à déguster que de cire à contempler dans cette salle : seulement un petit morceau offert à l’entrée.

La visite de cet univers ne comble donc pas tous les appétits, mais son apparence carton-pâte saura assurément rassasier bien des petits yeux brillants et impressionnables. Et pour combler ensuite l’estomac, les illustres chefs du Time Out Market, en chair et en os, juste à côté, ne demandent pas mieux, eux non plus, que de jeter un peu de poudre aux yeux.

Un gros merci à Nadine pour sa présence toujours aussi savoureuse!

Marie-Hélène

Détails:

2 ans et plus suggéré, 1 personnes et plus, 90 minutes (dont 20 minutes pour Univers Choco), 21,75$ par personne

- de 4 joueurs

- de 4 joueurs

-25$ par personne

-25$ par personne

Accès avec handicap

Accès avec handicap

facile

facile

Famille (0 à 10 ans)

Famille (0 à 10 ans)

Réductions pour les jeunes

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