Crédit photo Ville de Saint-Adèle

 

Une sombre force nous enserre

En apparence, rien ne ressemble plus à un touriste qu’un autre touriste. Pourtant, le regard qu’il peut porter sur le monde, au moment où sa propre histoire se mêle à celle du lieu qu’il découvre, est unique, tant et pour autant que l’on n’est pas parvenu à lui dicter ce qu’il doit penser. Et prendre le contrôle de l’histoire, en transformer les détails à sa guise afin de manier vos souvenirs comme une substance souple et docile, tel est le sombre fantasme que caressent les Serpents noirs.

Si leur nom ne vous dit rien, c’est que cette organisation maîtrise déjà l’art de se dissimuler sous des apparences innocentes, depuis beaucoup plus loin que vous et même vos ancêtres pouvez vous souvenir. Elle agit dans l’ombre depuis des millénaires, déformant les faits à son avantage pour multiplier les acquisitions à bas prix et les faire ensuite fructifier à prix d’or. Mais son champ d’action aurait été beaucoup trop limité si elle n’avait maintenu son emprise que sur les hautes sphères de la finance. Pour étouffer les méfiances à la source, elle a dû enserrer toutes les voies de communication, des médias nationaux à la petite école, sans négliger les cinémas et les églises.

Leur nid de prolifération: Sainte-Adèle

Tout indique que ce clan énigmatique a d’ailleurs élu repaire à Sainte-Adèle, très loin des banques suisses et des arsenaux nucléaires ultra-sécurisés. Et ce choix n’a rien d’anodin : la situation géographique de la ville, entourée d’une nature et de monts de ski en mesure de satisfaire les villégiateurs de plus exigeants, en fait une source de bénéfices potentiels, mais surtout, ses monuments patrimoniaux et son histoire particulièrement riche pourraient amener ses habitants à résister à sa transformation à des fins purement commerciales. L’âme qui habite cette ville devient donc un ennemi à abattre, à la hauteur des ambitions des Serpents noirs.

Jusqu’ici, ses richissimes dirigeants devaient toutefois avancer à pas prudents, comme les Illuminati, dont ils ont radicalisé l’approche. Mais, depuis que l’univers en friche des médias sociaux, nourri de sources peu vérifiées, gagne chaque jour en croissance, ces artistes de la désinformation s’y faufilent avec une aisance presque inimaginable. Et personne ne semble s’en inquiéter, sauf peut-être le Département du patrimoine intérieur (DPI), une organisation formée à la hâte et trop peu subventionnée. Mais est-ce là une véritable protection ou un nouvel écran de fumée, pour engourdir la vigilance citoyenne?

Un jeune stagiaire du DPI, dont nous préférons taire le nom, pour préserver sa sécurité et sa réputation, évoque des doutes à ce sujet. À la base de son scepticisme, un message intercepté, entre ce qui semble correspondre au profil des Serpents noirs (SN) et un destinataire inconnu. Beaucoup de détails restent à interpréter. Les rapports de pouvoir et les sources d’influence qui unissent les notables et les dirigeants du patelin ont probablement déjà été analysés sous toutes leurs coutures par les SN. Alors qui de mieux que des simples citoyens ou des touristes, venus sans arrière-pensées, pour investiguer davantage sans éveiller les soupçons?

Sous le masque du Serpent

Que vous le vouliez ou non, l’avenir du passé de la ville repose donc maintenant entre vos mains. Votre arme secrète : la complicité qui vous lie et s’exprime par des regards, des intonations et des gestes, dont l’analyse des réseaux sociaux et des vidéos de surveillance par les Serpents noirs n’est pas encore parvenue à décoder toutes les subtilités. Mais cela ne saurait tarder : au bout d’une heure, la partie sera devenue trop risquée, pour vous aussi.

Pour bénéficier de ce délai, il vous faudra vous perdre dans la foule de la Place des citoyens et y concentrer vos recherches. Celui que le stagiaire enverra à votre rencontre, pour vous prêter main-forte, vous proposera un choix entre deux parcours, si tout va bien. Il vous trouvera au bureau touristique et se comportera comme un guide ordinaire. Par mesure de prudence, ne cherchez pas à en savoir plus sur lui ni sur quiconque vous entoure et qui, peut-être, vous observe.

Pour l’instant, seul le rôle Dominique Gauthier, le proprio de l’entreprise Trik Truk, s’avère possiblement démasqué. Tout porte à croire que cet organisateur d’activités de Team building de la région, hôte présumé de cette nouvelle génération de Serpents noirs, joue un double jeu : par la création de cette chasse aux indices, il fait mine de dénoncer l’emprise médiatique sur la pensée populaire. Pourtant, lui-même caresse déjà le projet d’un concept viral d’activités immersives, permettant aux Serpents de régner sur divers lieux touristiques de la belle province.

Êtes-vous de ceux qui sauront saisir le phénomène à la racine, l’observer et même le combattre avant que ses tentacules n’atteignent d’autres horizons?

Mots-clés: Jeu d’évasion, complot rallye, légende urbaine


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