Images par Enrique Meseguer sur Pixabay

Description

Sentir exister dans sa tête un monde que l’humanité ne connait pas encore. Multiplier les tentatives pour le voir apparaitre : cette soif dévorante de connaitre et d’inventer n’appartient bien sûr pas seulement aux maitres de fiction. Elle a peut-être animé Jules Verne, mais elle a aussi poussé les grands génies de ce monde à faire avancer la science à pas de géant, quitte à frôler la catastrophe dans leur élan.

Les coulisses sombres du Steampunk

Patrick Côté, le maitre d’œuvre de Mission Évasion, est demeuré nostalgique de l’époque où Einstein, Langevin, Curie et bien d’autres ont su se soutenir pour échapper ensemble aux règles strictes de la physique qui s’étaient imposées avant leurs recherches. Il se sent inspiré par ce qu’ils ont légué, mais aussi par leur environnement. En effet, pour cet ancien programmeur, les accessoires du siècle passé (ou qui semblent l’être), glanés sur le web, représentent un potentiel de bidouillage quasi infini, pour les intégrer à un décor de style Steampunk.

Alors, pourquoi pas un jeu dont ces illustres personnages seraient les héros? Parce que, pour Patrick, explorer l’aspect sombre de la gloire, à travers les génies bouillonnants, en mal de reconnaissance, le fascine encore davantage. L’Edgar Sullivan Reinfield qu’il a créé représente un de ceux-là.

Pourtant, à l’époque où le Docteur Reinfield côtoya de plus près ces confrères de renoms, à titre de pionnier de la génétique, son esprit était encore loin de la tourmente. Il était néanmoins déjà conscient que son domaine d’expertise était entouré d’un certain parfum de soufre. Le contexte de la Première Guerre mondiale avait donné accès à une manne de sujets humains pour ses expériences, qui avaient contribué, souvent malgré eux, avouons-le, à des avancées sans précédent des connaissances médicales.

Aimer fatalement

À ce moment, il se contentait encore d’appliquer brillamment les procédures, dans le laboratoire du superbe Institut médical royal Bordeau, dirigé par son beau-père. Il avait aussi renoncé à percer bien d’autres mystères, comme de savoir pourquoi ses confrères semblaient préférer leurs éprouvettes, et les poètes de son temps les femmes fatales, à la tendresse d’une épouse comme sa si douce Sophie. Ce bonheur était-il trop beau pour être vrai? La réponse s’imposa à lui lorsque Sophie se révéla atteinte de phtisie.

Incapable de supporter l’idée de perdre celle qu’il aime, il commença alors à vouer ses jours et ses nuits à ses recherches, espérant ainsi trouver pour elle la voie de la guérison. Il travaillait sur un virus qui s’attaquait directement à l’hypophyse et qui, selon ses dires, parviendrait bientôt à mettre cette glande du vieillissement hors d’état d’agir. Les porteurs s’en trouveraient alors libérés des outrages du temps et de toutes les maladies qui l’accompagnent.

Mais pour que ce virus peu agressif puisse agir, il lui fallait un sujet affaibli. Ainsi, tout à coup, la faiblesse de son épouse lui apparut comme un événement providentiel. Reinfield tenta donc l’expérimentation sur sa femme. Et, dès les premiers jours, celle-ci l’assura qu’elle se sentait mieux. Mais lorsque son beau-père eut vent de cette tentative des plus risquées sur sa propre fille, de la part d’un genre que la folie semblait guetter chaque jour de plus près, il insista auprès de sa fille pour qu’elle se retire dans une maison de santé, le plus loin possible de son domicile.

Dépassé par les recherches et sa souffrance, et se sentant trahi par celle qu’il aime, Reinfield hésita d’abord à prendre de ses nouvelles. Il en eut quand même, deux jours plus tard : elle venait de décéder, loin de lui, et, étrangement, de symptômes qui n’avaient plus rien à voir avec la phtisie.

Sauver l’humanité contre son gré

À l’annonce de cette nouvelle, de la part son beau-père, qui sonnait comme une accusation, Reinfield devint fou de rage : il aurait pu sauver celle qui donnait sens à sa vie, si on lui en avait laissé le temps, si on n’avait pas contrecarré ses plans. Il renchérit en disant qu’il prouverait bientôt à la terre entière que l’immortalité était à portée de main. De crainte de se faire retirer les clés de son laboratoire, Reinfield se ravisa toutefois rapidement en affirmant qu’il ne s’agissait que d’un peu d’humour noir, ce qui ne convainquit personne.

Grâce à la complicité de son assistant, la direction de l’Institut médical Royal Bordeau a la quasi-certitude, sans pouvoir le prouver, que la phase A de ce projet d’expérimentation sur l’ensemble de l’humanité, devrait être mise en œuvre dans une heure. Un gaz, doublé d’un premier virus visant l’affaiblissement général de la population, devrait alors être diffusé. On a déjà vu Reinfield partir se réfugier dans la zone d’isolement de l’hôpital, probablement pour échapper à l’effet de substances sur lui-même.

Votre compagnie de détectives a fait les manchettes à maintes reprises, en 1928 et en 1929, en démantelant des réseaux complexes, dangereux et parfois ésotériques. On fait donc appel à vous pour détrousser les substances toxiques et amasser des preuves, avec discrétion, avant que ne se déclenche ce qui pourrait s’apparenter à la première guerre bactériologique mondiale de l’histoire.

Mot-clé : Jeux d’évasion, laboratoire, savant fou, Steampunk, victorien, pandémie, enquête, terroriste


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8 ans et plus (suggéré), trois à six joueurs, 60 minutes, 25$

- de 4 joueurs

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Réductions pour les jeunes

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