Crédit image: Feu follet

Note de l’éditrice:

3/5

Description

Jusqu’au jour où l’Halloween frappera à nos portes, alors que la nuit se présente toujours plus tôt, on dirait que l’automne se travestit pour se donner un air de temps des fêtes, au Parc Jean-Drapeau, avec ses formes lumineuses qui brillent un peu partout.

Une lumineuse rencontre entre les continents

Dans cette mise en scène colorée, les lanternes géantes en formes de fleurs, d’animaux et même de dragons de plusieurs mètres semblent faire bon ménage, dans la cour d’un palais chinois reconstitué et tout aussi lumineux. La plupart de ces créatures sont formées de structures, pouvant aller jusqu’à 15 mètres de haut, couvertes de soie multicolore, illuminée à partir de l’intérieur.

C’est donc la Chine et ses artistes qui viennent ici s’affirmer, tout feu, tout flamme, dès la tombée du jour, durant 2h30. En couleur, mais aussi en gestes et en musique, puisque des acrobates, des musiciens et des cracheurs de feu ont déjà annoncé leur présence. Ils viennent nous éveiller aux charmes de traditions millénaires, mais aussi, et peut-être avant tout, à ceux de leur créativité technologique. En effet quels sages des temps anciens auraient pu se projeter dans le temps jusqu’à concevoir qu’un jour, des jets d’eau, près d’une petite île d’Amérique du Nord, serviraient d’écrans de projection à des jeux d’ombre et à des projections iconographiques typiques de cette vaste contrée asiatique?

En zone électronique

Quelques autres œuvres holographiques et interactives complètent ce portrait technologique. On y trouve aussi, parmi les fleurs et les balançoires, quelques accents de lumineuse modernité dont les liens à la culture chinoise apparaissent beaucoup plus lointains. Mais cela ne démontre peut-être que le reflet de la modernité et de la mondialisation dans la Chine d’aujourd’hui.

Il s’agit donc de la mise en scène et en lumière d’une Chine accessible, surtout pour les plus petits, qui ne demandent pas mieux que de célébrer un mystérieux Noël venu d’ailleurs, avant que la Toussaint ne soit passée.

mots-clés: Asie, projection


Critique de l’éditrice

Et puis, il vous a dit ce qu’il en pense?

Au pays merveilleux de… Chine

Pour le jeune critique à côté, aux premières loges, dans les bras de ses parents, l’avis est sans équivoque : « Wow! ».

Difficile de démontrer de la réserve, semble-t-il, lorsqu’on a deux ou trois ans tout au plus, et que l’on se retrouve devant un jardin où poussent les dragons et autres espèces lumineuses, dont certaines ont des allures à la Walt Disney.

Il n’y a toutefois ici nulle raison de craindre que ce grand terre-plein illuminé subisse les foudres des fervents dénonciateurs de l’appropriation culturelle. Chaque geste et chaque détail semble bel et bien surgi d’une main ou d’une imagination chinoise. C’est ce que laisse aussi présumer l’omniprésence de la population chinoise sur le site, qui veille au bon déroulement des prestations.  Il est cependant difficile d’en apprendre davantage à propos des mystères qui se cachent à l’ombre des lanternes, puisque plusieurs de ces derniers ne saisissent qu’approximativement les langues de Molière et de Shakespeare.

Se faire petit, sous l’oeil du dragon

Donc, tout brille comme il se doit, sans anicroche, dans cet espace qui, avec une ribambelle d’enfants à ses trousses, pourrait peut-être prendre jusqu’à une heure à visiter. Mais pour un regard adulte, est-ce que l’œil fixe d’un dragon provenant de l’autre bout du monde suffira à laisser l’impression que cet espace en poussière de roche s’est métamorphosé en poussière d’étoiles d’Orient?

Les projections sur un mur d’eau sont dignes de susciter un soupir d’émerveillement, mais la pause pour les contempler n’est généralement pas très longue : on laisse rapidement sa place à d’autres, pour les observer, entre les branches. Pour ce qui est des artistes, des acrobates et des cracheurs de feu, il faut savoir les saisir lorsqu’ils passent, pour ne pas devoir se contenter de les voir briller par leur absence, sur les scènes qui leur sont consacrées.

On s’étonne aussi qu’avec un titre comme Feux follets, Lumière sur la Chine, aucun événement pyrotechnique n’ait été prévu au programme. D’autres attraits des lieux demeurent néanmoins à souligner : les immenses structures, ainsi que le travail colossal, avec la soie, et parfois le verre, pour créer les jeux de couleurs, inspirent le respect. On peut entrer et sortir de certaines d’entre elles. On se retrouve donc parfois un peu isolé, en tête-à-tête avec une œuvre, pour mieux la contempler, parfois même l’effleurer.

Il vaut donc la peine de mettre son esprit adulte de côté, pour laisser le contact des lanternes, au moins un instant, s’enflammer d’enthousiasme.

 

Marie-Hélène Proulx, fondatrice

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6 mois et plus, 1 personne ou plus, 45 minutes, 23,05$

- de 4 joueurs

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-25$ par personne

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Accès avec handicap

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facile

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Famille (0 à 10 ans)

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