Aérosim Expérience

Sylvain- Charleton-Guitteaud, copyright

Note de la collaboratrice:

4.5/5

Description

Manipuler des simulateurs aériens, un loisir léger? Pas tout à fait. Certains en franchissent même le seuil avec le plus grand sérieux et la ferme intention de se débarrasser de leur phobie de l’air, avec le soutien d’instructeurs spécialement formés par des thérapeutes pour les accompagner dans leurs démarches. Mais les autres, la majorité, heureusement, y sont habituellement portés par le plaisir ou l’ambition. En effet, les mordus de l’aviation, parfois même au point d’envisager d’y faire carrière, y trouvent une occasion unique de recevoir une formation offerte par de réels pilotes. Ils utilisent alors les mêmes outils de simulations que ceux sur lesquels sont formés et évalués des pilotes professionnels, avant de se plonger dans le vide. Quelques-uns sont même venus s’y préparer à leurs examens de pilotage.

Bien sûr, ceux qui n’ont pas nécessairement envie d’en faire une vocation y sont également les bienvenus et accueillis par des pilotes… en uniforme, s’il vous plaît. Mais ceux qui se lancent doivent être prêts à entamer leur processus par au moins une bonne demi-heure d’explication, sans quoi les nombreuses manettes et boutons de leur cabine de pilotage les laisseront assurément pantois. En effet, on ne devient pas pilote en un jour et, ici, l’autonomie s’acquiert graduellement et se poursuit sous le regard et les conseils constants du professionnel, un à un et chacun son tour.

Faute d’avoir les coudées franches, la clientèle se retrouve au moins devant l’embarras du choix entre la conduite d’un Boeing 737, d’un avion de chasse ou d’un hélicoptère. Afin de réellement faire ressentir les sensations associées à la conduite d’un avion de chasse, la technologie de casque virtuel a été adoptée. Ce choix n’est alors pas tant motivé par les modes actuelles dans le domaine du loisir que par le souci de demeurer au fait des pratiques de pointe dans la formation des pilotes à travers le monde. Il n’en demeure pas moins que pour les habitués des combats vidéo, la mise à leur disposition de ces équipements peut devenir une chance plus vraie que vraie de se livrer à un duel en haute voltige.

Ce type de compétition n’est toutefois pas essentiel : les avions de chasse peuvent très bien y combattre des ennemis virtuels tandis que les séances dans le Boeing servent avant tout à apprivoiser les méthodes d’atterrissage et que les hélicoptères peuvent être utilisés pour des projets de sauvetage. La durée du périple et les destinations demeurent également au choix des apprentis pilotes. Mais, quelle que soit l’expérience, il faudra être prêt à affronter les éléments, puisque la vitesse et la force du vent sont des éléments incontournables d’une préparation aux diverses situations aériennes. Et l’histoire se corse encore plus pour ceux qui choisissent des forfaits de consolidation d’équipe : ils devront se montrer prêts à gérer à la fois les défis d’un ciel variable et ceux de la cabine des passagers.

Mots-clés : avion, pilote, guerre, simulateur

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Critique de Marie Hélène

Il faut sans doute beaucoup de sang froid et de diplomatie pour gérer et amener à bon port tout un équipage. Et décidément, après vérification, les pilotes professionnels que l’on rencontre chez Aérosim ne semblent pas prêts de perdre le nord, ni pour un adolescent téméraire ni pour une cliente effrayée à la vue de chaque nouvelle manette (et des boutons, des manettes, dans une cabine, il y en a partout : on s’étonne que cela soit conçu seulement pour deux mains!).

Cela impressionne. Mais le fait de recevoir les trente premières minutes d’explications directement dans la cabine de vol permet un décollage plus en douceur, sans que la théorie n’alourdisse trop l’aventure. Il faut dire que les équipements que l’on touche sont ici des pièces d’avions bien réelles. Le seul aspect de fiction que l’on y trouve se situe dans les choix de destinations à travers le monde qui apparaissent à l’écran. Donc, ici, rien n’est carton-pâte… ni de particulièrement luxueux : tout n’est que fonctionnalité pure et dure, sauf le traitement particulièrement attentif des maîtres-pilotes.

Cet accompagnement permet aux plus réticents de pousser l’exploration nettement plus loin qu’ils s’en seraient crus capables. Les limites de chacun sont toutefois également traitées avec beaucoup de respect, car, avouons-le, même si des compétences ou des aptitudes particulières ne sont pas requises, la totalité des propositions ne convient pas à tous. Une démarche plus exigeante attend les amateurs d’avions de chasse dès le début, avec 15 minutes de formation dans une petite classe, intégrant quelques notions de physique, appliquées à l’aérospatiale. Puis, une fois le casque virtuel sur la tête, l’expérience devient assez intense pour occasionner des nausées aux cœurs fragiles.

Pour ceux qui persistent, détecter les cibles à abattre n’est pas évident, au départ, ce qui peut causer quelques frustrations. Ensuite, en ressortir victorieux suppose d’être prêt à se faire bombarder… de consignes, car tout se déroule à vitesse Grand V et chaque manœuvre compte. Aucun effet de vertige ni de saturation face à l’abondance de directives ne semble toutefois freiner le jeune Enrique, qui nous accompagne et envisage de devenir pilote. À son avis, le fait d’avoir une bonne habitude des jeux vidéo lui donne une longueur d’avance, mais elle ne suffit à couronner son atterrissage de succès. Une égratignure à son orgueil? Assurément pas assez profonde pour lui faire renoncer à son rêve de carrière et, d’ici-là, à l’espoir de se faire inviter de nouveau à ce centre de simulation.

Les apprentis pilotes ne sont toutefois pas les seuls à ressortir avec le sourire. Que ce soit dans le Boeing ou dans l’avion de chasse, jouer le second violon garde un certain attrait. Entre les tirs de missiles, les explications du maître pilote sur les stratégies et politiques militaires maintiennent l’attrait jusqu’au bout, pour autant qu’un membre du groupe ait l’audace de se lancer dans quelques « loopings ». Par contre, les simulateurs étant proches les uns des autres, dans un espace restreint (seules les sections de pilotage des appareils ont été reconstituées), il arrive d’entendre d’autres passagers applaudir leur atterrissage en Boeing pendant que notre bolide fonce droit à la catastrophe. Les visiteurs ont donc tout intérêt à rechercher les heures moins bondées, s’ils veulent planer loin du reste du monde.

Rien n’oblige non plus à choisir la voie militaire. La conduite du Boeing 737 constitue, à elle seule, une expérience unique et nettement suffisante pour remplir la tête de souvenirs marquants. Elle demeure probablement l’activité la plus accessible, en grande partie parce que notre copilote expérimenté, en plus d’indiquer les règles, reprend les rênes lorsque le défi devient trop grand. Dans ce contexte, même les aéroports les plus périlleux du monde font place à nos premières réussites aériennes. Le risque d’écrasement ou d’en ressortir désabusés ne fait alors plus partie des enjeux.

Merci à Enrique Lemyre et à sa mère Myriam pour leur joyeux accompagnement et leurs commentaires

Marie-Hélène Proulx, fondatrice

Détails:

12 ans et plus, 1 à 5 participants, 50 minutes à 2h30, 79$ à 99$ de l'heure

Réservez s'il vous plait

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- de 4 joueurs

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Accès avec handicap

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Aire de repas

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facile

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Fêtes d’enfants ou d'adultes

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Supervision joueurs

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La qualité de l’accueil
L’originalité
L’expertise de l’équipe
L’adaptation aux différentes clientèles
Aspect, confort et propreté des lieux
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Myriam 22 juillet 2018 9 h 09 min
La qualité de l’accueil
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Super belle activité.
C’est comme si on était un vrai pilote.
J’ai adoré.
À refaire